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Atelier méthodologique SUR : « l’observatoire de l’efficacité un outil indispensable dans la prise de décision» du mercredi 19 au JEUDI 20 Mars 2014

 

 

Du 19 au 20 mars 2014, s’est tenu, dans le cadre des activités du Programme d’Appui aux Centres d’Excellence Régionaux (PACER) dont bénéficie le CIRES, un atelier méthodologique sur « L’appui à la création d’un observatoire de l’efficacité ». La journée du mercredi 19 mars a été marquée par la cérémonie d’ouverture. Le jeudi 20 mars a été consacré à l’atelier de réflexion.    

 

A- Journée du mercredi 19 mars 2014

 

L’ouverture de l’atelier a été marquée à 09 heures 50 minutes par l’intervention du Directeur du CIRES, qui dans son allocution a souhaité la bienvenue aux différents invités. Il a remercié l’assemblée et rappeler le but du PACER qui est un programme de l’UEMOA accompagnant le CIRES dans sa volonté d’être un centre d’excellence. Aussi, a-t-il souligné que l’organisation des ateliers thématiques consiste principalement à rapprocher les chercheurs des acteurs et professionnels du système économique et social.

Pour finir, il a insisté sur l’objectif dudit atelier qui vise la mise en place d’un observatoire de l’efficacité, outil de veille et de décision pour les décideurs.

A sa suite, deux (2) présentations ont meublé la première journée de cet atelier.

 

  • •Première présentation : « NOTIONS SUR L’EFFICACITE »

 

Dans sa présentation, Dr NUAMA a mis en exergue l’objectif de tout producteur qui consiste à Maximiser soit le profit ou la production tout en minimisant les coûts. L’atteinte de tels objectifs suppose que l’efficacité se traduit par l’atteindre du but visé au départ c’est-à-dire être sur la frontière efficace tout en évitant au maximum le gaspillage des ressources productives. Il a aussi mis l’accent sur l’efficacité et l’inefficacité technique de même que l’efficacité et l’inefficacité productive.
L’écart entre l’efficacité et l’inefficacité marqué par la différence entre le résultat qui devrait être obtenu (résultat sur la frontière)  et ce qui a été obtenu (effectivement réalisé) mesure le score d’efficacité technique. L’analyse de cet écart peut être effectuée de manière horizontale (écart de la production) ou verticale (écart des intrants). La mesure du score d’efficacité se fait à travers l’estimation de la frontière efficace par l’usage de l’approche paramétrique ou de l’approche non paramétrique. Différents scores d’efficacité peuvent cependant être mesurés notamment les scores d’efficacité technique, économique et allocative. 
La nature de l’écart bien qu’optionnelle détermine le type de frontière. De ce fait, on parle de frontière déterministe lorsque tout écart est considéré comme provenant de l’inefficacité. La frontière peut aussi être stochastique quand l’écart comprend en plus de l’inefficacité, les effets aléatoires tels que la mauvaise spécification du modèle, l’omission de quelques variables, etc.
Enfin, les données nécessaires à l’application de la méthode des frontières sont celles relatives aux facteurs de production, à la production et aussi les données socio-économiques sur les unités de décision indispensable à la formulation des recommandations de politique.

 

  • Seconde présentation : « OBSERVATOIRE DE L’EFFICACITE TECHNIQUE»

 

Dans cette présentation, Dr DIARRA a défini l’efficacité technique et l’inefficacité technique. Pour l’application de l’efficacité au secteur de la micro-finance, il a distingué dans la littérature principalement deux approches permettant d’identifier les inputs et les outputs bancaires, en l’occurrence l’approche par la production et l’approche par l’intermédiation.

L’approche par la production, est mesurée en unité physique par le nombre de comptes ouverts par la banque pour gérer les dépôts et les crédits. Les variables nécessaires sont donc la production (output) mesurée par le nombre de comptes ouverts par la banque pour gérer les dépôts et crédits et les facteurs de production (inputs) sont le capital capté par les immobilisations et le travail mesuré par les salaires

L’approche par l’intermédiation, quant à elle, met l’accent plutôt sur le rôle des banques dans la collecte des dépôts du public et leur transformation en prêts et autres actifs. La production est ainsi exprimée en unité monétaire. Les différentes variables sont donc les dépôts de la clientèle, les autres ressources du marché et les coûts opératoires qui en constituent les Inputs. Les prêtes et autres activités génératrices de revenu sont les outputs. Pour terminer, le présentateur a donné différents exemples de déterminants de l’efficacité technique qui sont des ratios pouvant être propres à chaque structure.

 

  • »Echanges

 

Plusieurs interventions ont été enregistrées au cours des échanges. Il en ressort que tous les secteurs peuvent faire l’objet de mesure d’efficacité. Cependant, le meilleur moyen d’une entreprise pour déterminer l’efficacité de son intervention dépend tout d’abord du type d’efficacité ciblé. Aussi, management et efficacité sont bien conciliables dans la mesure où le management peut servir de tremplin vers l’efficacité. D’autres échanges ont ciblés l’application sur la mesure de l’efficacité dans le secteur de la micro-finance. Il a été souligné que la méthode de l’efficacité permettrait d’améliorer les services des micro-finances mais son application requiert la définition de variable notamment socioéconomique selon l’objectif visé. Aussi, a-t-il été mentionné l’importance de la disponibilité des données relatives aux micro-finances pour la réalisation d’études sur l’efficacité.

 

B- Journée du jeudi 20 mars 2014

 

Cette journée a été consacrée aux travaux en atelier. En effet, le CIRES envisage mettre à la disposition des structures publique et privée, un instrument d’analyse de la performance. Il est question de créer un système de collecte de données en vue d’observer régulièrement l’évolution de la performance de certaines structures. Le CIRES entend donc:

  • Créer un réseau de collecte de données sur l’efficacité ;
  • Suivre l’évolution de la performance économique de certains secteurs (à préciser) ;
  • Aboutir à terme à une vulgarisation de la « méthode frontière ».

Débuté à 09 heures 25 minutes, l’assemblée a désigné comme:
Président de séance : Mr Bah charles du MUTAS
Rapporteur de séance : Mlle Dibi Delchande du CIRES
Secrétaires de séance : Mr Kramo Germain et Mme Adjé Anastasie du CIRES

 Le plan suivi était le suivant :

  • Définition des variables à retenir et à collecter auprès des IMF
  • Nombre de variables à retenir
  • Difficultés réelles rencontrées sur le terrain
  • Contrôle des difficultés de collecte
  • Proposition d’un programme d’activité pour la 1ère année de l’observatoire.

 

 

1- Variables à retenir pour le secteur financier 


Les variables à retenir et à collecter ont été classés en deux types : les inputs et les outputs.


  • Output (production) : le crédit

 

  • –Montant du crédit
  • –Nombre de demande de crédit
  • –Nombre de crédit accordé
  • –Nombre de bénéficiaire
  • –Qualité des bénéficiaires
  • –Encours du crédit
  • –Qualité du portefeuille
  • –Encours du prêt
  • –Montant de l’encours (total, brut, net) : déduction des provisions
  • –Secteur d’activité
  • –Nombre d’emprunteur

  • –Catégorie socio-professionnelle: classe de bénéficiaires
  • Genre

  • –Age
  • –Créances douteuses
  • Input : l’épargne

 

 

  • –Nombre de déposant
  • –Montant (volume) de l’épargne
  • –Type d’épargne (DAT, DAV)
  • –Capital social
  • –Nombre de salariés
  • –Catégorie socio-professionnelle de l’épargnant
  • –Commissions sur service
  • –Masse salariale
  • –Qualité des salariés
  • –Evaluation des agents
  • –Montant des immobilisations
  • –Charges financières (intérêts versés)
  • –Charges d’exploitation
  • –Qualité de la vie associative

2- Source de données 

 

  • l'Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte d'Ivoire (APSFD-CI), regroupe l'ensemble des institutions de micro-finance agréées en Côte d'Ivoire. www.apsfd.ci
  • la direction de la micro-finance
  • BCEAO

3-Difficultés sur le terrain

 

Les difficultés rencontrées sont essentiellement de deux types :

  • –institutionnelle :

Données non actualisées
Structures non à jour quant au dépôt des états financiers

  • –inhérentes aux IMF

Recouvrement
Mobilisation des ressources

 

4- Programme d’activités de l’observatoire


A l’issu des échanges, il a été proposé les grands points du programme pour la 1ère année de l’observatoire. Ce sont :

  • –Sensibilisation des différents acteurs concernés
  • –Désignation des points focaux dans chaque structure 
  • –Elaboration de fiches d’enquête par le CIRES
  • –Validation des fiches d’enquête 
  • –Collecte des données
  • –Elaboration d’une base de données
  • –Rapport sur l’efficacité des SFD
  • –Ateliers de dissémination et de validation

Le secrétariat de l’observatoire est chargé de déterminer un chronogramme d’exécution des activités.
L’atelier a pris fin à 14h par Dr. Bouaffon, Directeur Adjoint chargé de l’administration.

 

 

 

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